Le Conflit de Solunne

Grandeur Nature Médiéval Fantastique

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Qu'est-ce que le Conflit de Solunne?

C’est un GN...
-Avec des règles très simples où le plus possible les actions sont “faites pour vrai”.
-Surtout “joueurs contre animation”, mais une saine compétition entre les joueurs est bienvenue.
-Avec des défis à plusieurs niveaux, au delà des habiletés des personnages.
-Avec la possibilité d’amener une touche personnelle lors de la création de personnages.
-Où les joueurs ont la responsabilité d’amener le scénario dans la direction de leur choix.

Ce n’est pas un GN...
-Avec un système de ressources, de géopolitique ou d’économie (les trames narratives peuvent par contre toucher ces aspects).
-Où la mort est donnée sans raison valable.
-Ou un personnage devient vraiment plus puissant que les autres.
-Sans humour, on espère vous faire rire (mais aussi vous faire pleurer).
-Facile, on vous fera faire face à vos limites, si vous osez nous les faire savoir.

Mise en situation

Puisque 15 ans auront passé depuis la dernière saison en 2004, 15 ans se seront aussi écoulés dans le monde de Solunne. Les extraits de lettres et de journaux suivants permettent d'en apprendre plus sur la période 1204-1219.

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Printemps 1218

Plus de treize ans après la destruction de Gogham, notre long exil prend enfin un sens. Depuis quelques jours, une rumeur courait qu'une femme marquée des signes de la peste de Gogham avait été vue près du village. La nuit dernière, elle s'est présentée à notre porte. Il nous a fallu quelques instants pour la reconnaître. La grande nouvelle qu'elle nous apportait est une lueur d'espoir que nous n'espérions plus. Avec l'accord de la princesse, je convoquerai les rares gens de confiance qui connaissent notre réelle identité dans les environs afin de tenter de reprendre contact avec nos anciens alliés maintenant éparpillés aux quatre coins du royaume. J'espère que d'ici un an, nous aurons les appuis nécessaires pour révéler notre présence au grand jour et accueillir ceux qui auront une fois de plus entendu l'appel de notre princesse.

Journal d'Iséréo, scribe et conseiller de la princesse Andariel, héritière en exil du trône de Solunne.

Été 1218, 7e mois

Maintenant que mes premières missives sont portées par des messagers de confiance, je dois entreprendre une étape périlleuse qui me contraint à quitter la princesse pour une période indéterminée, chose que je n'ai pas faite depuis que nous avons trouvé refuge ici. Tout ceci n'aurait pas pu être possible si je n'avais pas sauvegardé le petit coffret laissé par le Lt. Major Will Townsend lors de dernière rencontre. Pour une deuxième fois je devrai donc me rendre au Lilandar, mais cette fois-ci je devrai me débrouiller sans l'aide de Septimus et de God.

Journal d'Iséréo

Été 1218, 8e mois

Cher Iséréo,

Je suis rempli d'une grande joie de savoir que vous avez échappé au destin funeste raconté et chanté par tous les bardes du royaume depuis si longtemps maintenant. Je dois vous informer que j'ai quitté mes fonctions d'abbé et que j'ai quitté l'abbaye depuis maintenant plusieurs années. Votre lettre m'est parvenue malgré tout, car j'y ai conservé quelques amitiés.

À l'époque de votre disparition, nous avons tous cru que la chute de Diamas aurait pu être salvatrice, mais l'inquisition qui a suivi, menée par les fanatiques de Mulhzora, a prouvé le contraire. L'arrivée sur le trône du roi Sigwald, sachez bien que même s'il a pu prouver que le sang du bon roi Omer coulait dans ses veines, jamais je ne le considèrerai comme le juste successeur de Gogham Hor, aura au moins permis de mettre fin à cette cruauté commise au nom de Zora. C'est à la suite de ces évènements que j'ai quitté mes fonctions. Puis, je me suis réfugié dans le silence pendant quelques années, mais je n'y ai pas trouvé le réconfort recherché. J'ai donc quitté la vie monastique et j'ai pris la route sans savoir où elle me mènerait. Au détour d'un chemin, j'ai croisé un homme dénommé Lucas que vous avez peut-être connu lorsque vous avez visité Gogham. Nous avons eu de nombreuses et difficiles discussions, mais quand notre chemin s'est séparé, il m'avait ouvert à une nouvelle voie. Vous comprendrez donc que la nouvelle que vous m'annoncez me remplit d'espoir. Cependant, j'ai trouvé la paix ici (vous comprendrez qu'il en va de ma sécurité de taire l'endroit où je suis), je ne reprendrai donc pas la route pour aller à votre rencontre, même si j'aurais aimé revoir ceux que j'ai jadis guidés dans leur poursuite de notre infâme cardinal, en particulier Septimus, qui comme vous je l'espère, a survécu malgré les rumeurs qui prétendent qu'il aurait péri dans la destruction de Gogham.

Godric

Été 1218, 9e mois

Il est parti, mais elle est y toujours, je les ai vu discuter avec une étrangère qui porte les marques de la peste.

Le renard

Été 1218, 9e mois

Puisqu'Iséréo est parti à la recherche des B&B et que notre invitée est entre bonnes mains et hors de la vue des curieux, j'ai eu beaucoup de temps pour penser. Beaucoup de temps pour me souvenir de tout le mal que la destruction de Gogham a causé et du rôle que j'ai joué dans cette tragédie. Peut-être que si j'avais accepté ce pacte insensé, comme je l'avais fait avec Aldarick… mais j'avais juré de ne me plus jamais faire une telle erreur. Penser à mon dernier au revoir à mon cher Rotario lors de notre dernier départ de Gogham. Mais aussi beaucoup de temps pour réfléchir à mes anciens alliés, où qu'ils soient, s'ils sont toujours là... Guérrik, Guilianne, Quintas, Sire Takko, Wardric et même Kharagan et espérer que ce que nous avons maintenant nous permette d'achever ce que nous avions commencé.

Journal d'Andariel

Automne 1218, 10e mois

À son éminence le cardinal Thorold,

Je n’ai pas l’habitude de faire grand cas des ragots qui me sont rapportés, mais au cours des derniers mois, j’ai lu et entendu des propos qui méritent votre attention. Les noms, que je n’ose répéter ici, de plusieurs anciens traîtres et hérétiques font de nouveau surface, en particulier ceux que nous croyons responsables de la disparition de notre bienheureux Diamas. Jusqu’à présent, il semble par contre impossible de savoir quelle est la cause de cet intérêt soudain pour ces scélérats dont nous croyons avoir été débarrassés une fois pour toute lorsque Gogham fut détruite.

Je vous pris de considérer le sérieux de cette situation et de convoquer une assemblée dans les plus brefs délais.

Que la lumière de Zora vous bénisse,

Cinglor, archevêque d’Asaron

Automne 1218, 10e mois

Mon cher seigneur Fégor,

Même si je crois de tout mon coeur en Uter, je me méfie de tous ceux et celles qui proclament sa victoire imminente contre Zora et je vous suggère de faire de même. Je sais qu’en cette période de l’année, vos pensées sont nécessairement tournées vers Grégoire, mes prières rappelleront à Uter à quel point votre fils était bon et courageux.

Mon seigneur, je fais appel à votre sagesse et au respect que vous portent vos sujets, car depuis que la foi de Zora a été officiellement bannie des terres du nord, la ferveur de certains de nos fidèles est devenue dangereuse et je crains qu’elle mène à nouveau à des actes cruels que nous avons mis tant d’efforts à éradiquer par le passé.

Yana, Grande Prêtresse d’Uter

Automne 1218, 11e mois

Depuis mon départ, il y a maintenant un peu plus de trois mois, j’ai finalement eu la chance de constater de mes propres yeux les changements survenus dans le royaume dans les dernières années. En passant dans les terres du nord, maintenant le royaume de Fégor, j’ai vu de nombreuses églises de Zora condamnées et j’ai croisé plusieurs patrouilles à la recherche de suivants de Zora ou d’espions du prétendu roi Sigwald. En contournant la région de Gogham, de nombreux souvenirs me sont revenus, comme ce cher Cornélius qui semblait nous faire ces adieux, alors que nous ne savions rien de la destruction à venir. Surtout, j’ai eu une pensée pour Andariel pour qui Gogham était si chère.

Une fois arrivé dans le coeur du royaume toujours sous l’emprise de l’imposteur, j’ai bien vu que les bonnes années du roi Omer, étaient chose du passé. Les troupes royales semblent se comporter davantage en brigands qu’en représentant de l’ordre, laissant aux paysans à peine de quoi se nourrir. En arrivant à Mohär j’ai tenté de retrouver la piste de Takko et de Wardric, ils sont peut-être ma dernière chance de pouvoir prouver qu’Andariel est la juste héritière du trône. Bien que j’en avais entendu parler plusieurs fois, voir de mes propres yeux la grande cathédrale de Zora en ruine fut un choc, plus surprenant encore fut de constater qu’à la fois les suivants de Zora et ceux d’Uter se font discrets dans la capitale, craignant probablement la poigne de fer de celui qui siège sur le trône.

Dans les campagnes et dans les autres villes du royaume, les querelles éternelles entre les fidèles de Zora et Uter semblent être toujours les mêmes et les inquisiteurs de Zora semblent toujours à l'affût de tout ce qui pourrait être en lien avec le culte d’Éode. J’espère que Skaï, une disciple d’Éode que la princesse a connue à Gogham et qu’elle m’a demandé de retrouver, a été épargnée. J’arrive maintenant à l’étape la plus importante de mon voyage, aller à la rencontre des Bold & Brave, j’espère que les informations que j’ai me permettront de retrouver Séphis, son aide me serait bien précieuse.

Journal d'Iséréo